Télétravail : on ne se pose pas les bonnes questions et on passe à côté du vrai gisement de valeur

November 3, 2017

Dans le prolongement de mon article sur le retour sur investissement dans la qualité de vie au travail, je souhaite partager avec vous une réflexion sur le télétravail, un ingrédient clé du bien-être des salariés (et, soit dit au passage, une solution prête à l’emploi pour l’efficacité sociale et environnementale des organisations urbaines).

 

Le télétravail gagne du terrain en France (enfin !). Les entreprises et les salariés misent sur le potentiel en termes de gain de temps, d’espace de bureau, d’économie d’énergie (transport, bâtiment), et de capacité de concentration. Pour sa mise en œuvre, les managers et les collaborateurs se posent une partie des bonnes questions (plutôt les plus craintives et old school) :

  • Avec la distance, est-ce que les managers parviendront à fixer des objectifs clairs et encadrer convenablement le travail de leurs collaborateurs ?

  • Comment gérer ses équipes de manière équitable en fonction des résultats plutôt que selon le temps passé ?

  • Comment communiquer efficacement au cours des journées télétravaillées ?

  • Le travail à la maison sera-t-il plutôt source de meilleure concentration ou de distraction ? Est-ce que chacun va jouer le jeu ?

  • Comment le gain de temps de transport sera-t-il partagé entre le travail et la vie personnelle ?

 

Bien qu’un brin infantilisantes et dénotant un certain manque de confiance, on peut convenir que ces questions méritent d’être soulevées. Or dans notre économie moderne où la valeur repose surtout sur l’innovation, la prise d’initiative, la rencontre, la débrouillardise, et la sérendipité, ces considérations passent à côté du vrai sujet. Elles supposent que le télétravail consiste à travailler depuis chez soi pour faire la même chose qu’au bureau. Ce qui n’est pas le cas.

 

Le souci n’est pas tant de s’assurer que les salariés pourront reproduire les mêmes tâches au moins aussi efficacement, mais d’inciter à entreprendre des choses inhabituelles et nouvelles, qui entraineront une percée dans des gisements de valeur jusqu’alors inexplorés.

 

Je suis convaincu pour ma part qu’on passe encore beaucoup trop de temps au bureau pour s’asseoir dès le matin devant un ordinateur, traiter des informations qui pourraient l’être de n’importe où, et déjeuner / prendre le café avec les mêmes personnes que d’habitude. 1 ou 2 journées par semaine passées ailleurs permettraient de bifurquer totalement vers un monde nouveau (oui, carrément, et encore je pèse mes mots), dès lors qu’on se poserait les bonnes questions :

  • « Le monde est mon terrain de jeu : où vais-je aller et qui vais-je rencontrer ou revoir pour développer mon réseau, apprendre quelque chose d’utile, et sortir du quotidien dans lequel je suis engoncé ? »

  • « Quel nouveau chantier vais-je lancer qui se prête particulièrement à être réalisé hors du bureau ? »

  • « Comment vais-je rompre mes habitudes pour générer des idées nouvelles ? »

  • « N’est-ce pas le moment de prendre du recul, revoir les priorités de l’ensemble de mes chantiers, et ma façon de m’organiser ? »

  • « Au fait, quelles sont les dernières tendances dans mon domaine d’activité ? Comment mettre à jour mes connaissances et me former pour rester à la page ? »

  • « Comment saisir l’occasion pour améliorer mon état d’esprit et gagner en sérénité et lucidité ? »

Sur les questions sociales comme pour les questions environnementales (agriculture, énergie, consommation de ressources naturelles…), on est à des années-lumière d’avoir exploré toutes les possibilités en termes d’efficacité, de durabilité, et de sens. La technologie est là : ce sont les schémas de pensée qui freinent.

 

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