Pourquoi autant de gens ont-ils récemment basculé dans une vision d'effondrement ?

November 9, 2019

 

 

L'idée n'est pas complètement sortie d'un chapeau magique envoûté par une secte millénariste.

 

Au-delà de la longue tendance historique exponentielle, qui s'est même accélérée depuis que nous sommes parfaitement au courant du problème, voici 12 événements ou tendances politiques, sociales, énergétiques et climatiques plus récentes qui semblent encore davantage réduire nos chances de gagner la bataille du CO2 :

 

Et encore je me suis retenu, j'avais une longue liste d'une trentaine d'éléments. Allez par exemple vous renseigner sur les tendances des politiques menées dans les 10 pays disposant de 90% des réserves mondiales de charbon : son exploitation est pour le moment en grande partie hors de contrôle.

 

Voilà pour le CO2. Quant au méthane qui pèse tout de même pour 18% du problème du changement climatique, il ne montre lui non plus aucun signe d'affaiblissement d'après ces graphiques de la NASA. Les Sapiens ne semblent pas du tout avoir envie de manger moins de riz ou de viande (et encore, je ne parle pas des dégâts écologiques de l'élevage industriel autres que le CH4). Le problème semble à peine effleurer les esprits. Ce n'est pas un jugement moral, c'est un fait observable. Allez par exemple regarder les statistiques historiques et les projections de la FAO. Ou plus simplement, allez demander au Brésilien, Américain, ou Français moyen s'il est motivé pour manger moins de viande et "sauver la planète", il vous rira vraisemblablement au nez. Idem pour le riz, dont je n'étais à vrai dire même pas au courant avant d'écrire cet article.

 

Il est tout à fait possible que les émissions de CH4 (élevage, riz, fuites de méthane du gaz naturel, vu pourtant comme un palliatif au changement climatique) continuent d'augmenter alors que les émissions de CO2 baissent. Même dans le cas a priori peu probable de déploiement, dans les temps, d'une technologie salvatrice de capture de CO2 (ce qui ne parait pas gagné, notamment au vu des quantités d'énergie qui seront vraisemblablement nécessaires), il reste le problème du CH4.

 

Le but ici n'est pas d'être exhaustif, encore moins de vous miner le moral. Mais vu l'état d'extrême urgence décrit ici, il apparaît tout d'abord nécessaire qu'un débat national apaisé ait lieu sur :

  • le risque d'effondrement douloureux de notre civilisation (qui est loin de ne se limiter qu'au changement climatique, mais en l'occurrence ce dernier pourrait rendre toute renaissance impossible pendant plusieurs siècles, ce qui n'est a priori pas le cas par exemple du déclin des populations de poissons, ou de l'accès au pétrole)

  • ce que nous pouvons encore faire pour éviter les pires atrocités imaginables alors que nos enfants n'auront potentiellement que de l'ordre de la trentaine ou de la quarantaine.

 

Monsieur Edouard Philippe, vous semblez parfaitement au courant, nous nous en remettons sur ce point au jugement et à la responsabilité de gens comme vous.

 

Il apparaît en outre crucial que chacun puisse envisager tous les scénarios possibles, et avoir un maximum de cartes en main pour faire les bons choix personnels, professionnels et familiaux. Une fois passé le sentiment de sidération, il faut réfléchir froidement et se projeter dans les différentes perspectives possibles (sachant que même dans le pire des scénarios d'émissions anthropiques de GES, l'intervalle de hausse des températures des travaux synthétisés par le GIEC est important, le GIEC n'a pas de boule de crystal).


En 2040-2050 l'affaire se sera nettement éclaircie, et on pourra davantage constater la trajectoire sur laquelle on est véritablement embarqués pour 2070-2080. Malgré la vitesse potentiellement inouïe du réchauffement (environ 100 fois plus rapide que celui nous séparant de la fin de l'ère glacière) les gens auront en 2040-2050 le temps d'évaluer la situation (bien mieux que nous aujourd'hui) et décider par exemple s'ils souhaitent faire des enfants (aujourd'hui, s'en priver reste encore un choix assez abstrait).

 

Voilà une relativement bonne nouvelle.

 

Que l'on soit fichu ou non, que l'on soit optimiste ou pas, une question plus pressante est ce qu'on fait d'ici là ! Une voie possible est abordée dans cet autre article.

 

 

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